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L’UROC (Union Régionale des Organisations de Consommateurs) souhaite attirer votre attention sur l’état de santé des concitoyens de notre région. Celui-ci au fil des ans se détériore malgré des investissements financés par les collectivités territoriales et les services de l’Etat.

C’est ainsi qu’avec une espérance de vie de 72,6 ans pour les hommes et de 81 ans pour les femmes, le Nord Pas de Calais occupe la position la moins favorable. A titre d’exemple, l’espérance de vie des hommes est de 3,1 ans inférieure à celle de l’ensemble de la France.

Les catégories socio-professionnelles les plus frappées sont les ouvriers (notamment ceux ayant eu contact avec l’amiante), employés du secteur textile (du moins ce qu’il en reste). Mais aux facteurs à risques industriels, s’ajoutent les addictions à l’alcool et au tabac qui touchent aussi la population, plus particulièrement les personnes sans emplois. Il faut aussi ajouter les pollutions atmosphériques qui asphyxient les grandes villes sans épargner les campagnes. Bien qu’en déclin, notre région qui est au cœur d’un bassin industriel européen en subit les retombées notamment par la présence des particules fines dans l’air. Présence due aux transports routiers entre le nord de l’Europe et la région parisienne, mais aussi aux rejets des usines.

 

Parmi les pathologies les plus fréquences on note :

  • Les cancers,
  • Les allergies,
  • Les accidents vasculaires cérébraux,
  • L’obésité,
  • Les addictions (alcoolisme, tabagisme, drogues, …),
  • Le handicap, …

 

En parallèle, les fortes augmentations des coûts intervenues dans le domaine de la santé – réforme des mutuelles, déremboursement (Par les caisses de sécurité sociale) des médicaments, de certains soins – souplesse accordée en matière de dépassement d’honoraires pour les spécialistes touchent les catégories les moins aisées représentées non seulement par les bénéficiaires du RSA, les retraités, les familles mono parentales, mais aussi à présent par les classes moyennes les moins aisées.

Il faut ajouter l’engorgement des centres hospitaliers, et des déserts médicaux se propageant sur la région, obligeant les patients à se déplacer sur les territoires mal desservis en transports en commun jusqu’aux grandes métropoles afin d’avoir un accès aux soins.

Tous ces facteurs additionnés font que ces pathologies, dépistées tardivement,  amoindrissent les chances de guérison.

A cet égard, où sont passés les grandes campagnes de prévention qui florissaient depuis le baby-boom des années 60 ? Quelle place occupe la médecine scolaire (vaccinations, prévention de certaines maladies, …), la médecine du travail (dépistage de maladies professionnelles…) dans notre société actuelle ?

La loi El Khomri sur la médecine du travail entrée en vigueur le 1er janvier dernier, et le projet de décret, qui la complète, apporte des précisions. Ainsi, il fixe à 5 ans maximum la périodicité du suivi médical, réduite à 4 ans pour les salariés affectés à un poste à risque. Il prévoit également des dispenses pour la visite d’embauche.

Des moyens sont certes encore mobilisés pour certaines campagnes de prévention, mais la difficulté réside dans le fait que l’information ne parvient pas à l’oreille de nos concitoyens qui en ont le  plus besoin.

Aujourd’hui les pouvoirs publics réagissent dans l’urgence, de manière désordonnée, car ils n’ont pu avoir une remontée de la situation sanitaire du pays leur permettant de prendre  les mesures appropriées.

Il est temps de réagir !

Compte tenu de cette analyse, Mesdames, Messieurs les candidats aux législatives, nous aimerions connaitre vos positions, et les moyens que vous envisagez de mettre en place.